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[< Gallery Home | Latest Images | Top 100 | Submit Picture >] 102581 Pictures << Previous Picture | Next Picture >> Cham des Bondons[1024 x 611 JPG]
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Unless otherwise stated, this image is the copyright of the submitter. Contact them for permission to reproduce it. | | | Description | The "Cham des Bondons" map with the menhirs concentrations.
in Lozère
Map taken from my last book "Dolmens et menhirs des Cévennes"
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| Posted Comments: ocdolmen (2006-08-06) | LES MENHIRS DE LA « CHAM DES BONDONS », 150 menhirs en Lozère
La Cham des Bondons n’éveillent pas grand-chose pour la plupart des Lozériens et des Languedociens. Pour d’autres venus de France et d’ailleurs, pour ceux qui s’intéressent aux mégalithes et à l’archéologie, pour les amoureux du patrimoine méridional, ce site est unique dans tout le sud de la France. En effet, sur une aire d’à peine 10 kilomètres carrés ont été plantés il y a plus de 4000 ans plus de 150 menhirs. Certains chercheurs avancent le nombre de 154 et d’autres au-delà de ce chiffre. Ce qui est sûr, c’est qu’en allant à la Cham des Bondons, on est toujours sûr d’en voir au minimum une cinquantaine sans effort.
Le premier grand inventaire de ces monolithes remonte aux années 1940 avec le docteur Morel qui en dressera deux inventaires. Depuis, peu ou pas de publications sur ce site, sinon confidentielles.
Grâce aux collectivités territoriales et au Service des Antiquités dirigée en Lozère par M. Gilbert Fages, ce patrimoine est en train de sortir petit à petit de l’ombre. En effet, tout au début du XXe siècle, c’était tout au plus entre 3 et 7 menhirs qui étaient encore debout. Dans les années 1980-1990, une trentaine de pierres avaient été relevées. Aujourd’hui, ce sont au moins 80 menhirs qui ont retrouvés la verticale.
Parmi ces derniers, on notera au sud des hameaux de la Vaissière et de la Fare, deux très grands menhirs mesurant respectivement 4,80 mètres et 4,50 mètres hors sol. Encore couchés il y a quelques années mais aujourd’hui remis à la verticale, ils avoisinaient 6 mètres de long.
Particularités des menhirs de la Cham des Bondons
En premier lieu, on remarque que tous les menhirs de cet ensemble sont en granit extrait des pentes sud du massif du Mont Lozère. Or, ces pierres ont été plantées en terrain entièrement calcaire. Elles ont donc été transportées pour être érigées à cet endroit sur une distance minimum de 800 mètres. Pour certaines pierres, la distance entre le lieu d’extraction et le lieu d’érection doit se compter en kilomètres.
En second lieu, les menhirs ne semblent pas disposés dans l’espace de manière rationnelle. On trouve un grand nombre de menhirs seuls, des menhirs par paires et plus rarement en ligne de trois. Des demi-cercles et de vagues cercles (cromlechs) se dessinent aux groupes n°2 de la Fage et à la Baraque de l’Air. Il n’y a donc pas ici de longs alignements du type Carnac en Bretagne ou des dispositions en cercles parfaits comme sur le Causse de Blandas (département du Gard)
Les plus grands menhirs sont souvent sur des buttes mais là encore ce n’est pas une généralité.
En troisième lieu et le plus sujet à hypothèses, c’est bien sûr de connaître la motivation des constructeurs préhistoriques d’élever autant de pierres en un endroit aussi restreint.
On a ainsi parlé de balisages de chemins antiques par temps de fortes neiges, de bornes indicatrices d’entrées de mines, de jalons d’une « route de l’uranium »…
Rien ne permet aujourd’hui d’étayer ou de réfuter totalement telles ou telles hypothèses. Néanmoins, on peut avancer l’idée que ces monolithes dressés par dizaines auraient pu démontrer le fort sentiment religieux et la puissance d’une tribu sur d’autres. Nombreuses sont les légendes arrivées jusqu’à nous et qui rappellent le pouvoir de fertilité et de force attaché aux pierres plantées.
En planter autant sur quelques kilomètres carrés devait revêtir une très importante symbolique religieuse sinon politique et ainsi conférer à la Cham des Bondons il y a plus de 4000 ans la notion de « lieu sacré » .
Ce qui est sûr aujourd’hui, c’est que la mystérieuse Cham des Bondons garde jalousement le mystère des peuples qui ont dressés ces monolithes dirigés vers le ciel et leur fonction originelle.
La Cham des Bondons, en plus d’être la seconde plus importante concentration française de menhirs après Carnac, est aussi un très agréable lieu de randonnée très facile à explorer et où la Préhistoire lozérienne et cévenole se dévoile à chaque détour de chemins.
Accès au site des menhirs
On rejoint la Cham des Bondons soit par le village du Pont de Montvert en allant en direction de Runes célèbre pour sa cascade (route D35). On peut aussi emprunter la route N106 qui traverse Florac et se dirige vers le nord vers Mende puis en bifurquant sur le Causse de Sauveterre en cours de route par le col de Montmirat. De Mende, l’accès vers la Cham des Bondons est aussi très facile.
Un parking sert de point de départ à deux circuits de randonnée proposés par l’Office de Tourisme.
Répartition des groupes de menhirs
La Cham des Bondons se compose de plusieurs groupes de menhirs de taille et d’intérêt variable :
Le groupe n°1de la Fage, fort d’une vingtaine de menhirs couchés, se confond dans un reboisement et les monolithes sont de taille moyenne (entre 1,50 et 2,50 mètres). Du fait de son occultation par la végétation et de la relative petitesse des menhirs, l’intérêt de ce groupe est peu élevé.
Le groupe n°2 de la Fage est certainement le plus connu et le plus visité par les randonneurs. Il compte plus d’une vingtaine de menhirs redressés, un dolmen et des tumulus.
Le parking aménagé est implanté très près du point de départ de ce groupe et de son menhir emblématique « la Pierre des Trois Paroisses ». On reconnaît facilement cette belle pierre aux marques taillées dans la roche laissées par des essais de débitage effectués par des carriers. Autrefois couchée, elle aurait avoisiné 5,45 mètres de longueur. Elle a été en partie amputée par les carriers et aujourd’hui, une fois redressée, elle culmine à moins de 3 mètres de hauteur.
Tout autour de cette pierre et en se rapprochant du hameau des Combettes (en contrebas dans la vallée), on rencontre en suivant le GR le dolmen de la Fage, quelques menhirs isolés et sur un replat un peu plus bas, le bel ensemble formé par les trois menhirs alignés de Chabusses. Une fois traversé la petite pinède située juste à côté et en suivant le GR, ce sont des menhirs seuls ou par groupes de deux qui attendent les randonneurs et cela jusqu’aux Combettes.
En allant vers l’est à partir de « la Pierre des Trois Paroisses », plusieurs paires de menhirs ont été replantés et cela jusqu’au sommet d’un mamelon.
Le groupe de la Baraque de l’Air compte une vingtaine de menhirs dont la taille moyenne se situe entre 1,70 et 2 mètres. Ils sont pour leur grande majorité implantés aux sommets de petites croupes situées au sud de la maison dite de la Baraque de l’Air. Ces pierres semblent dessiner pour certaines des demi-cercles de petites envergure ou des alignements imparfaits.
Le groupe de la Vaissière (ou de la Fare) présente les plus grands menhirs de la Cham des Bondons. Situé au sud des hameaux quasi-abandonnés de la Vaissière et de la Fare, c’est un ensemble numériquement très important (une quarantaine de menhirs) mais aussi très étalé sur le terrain. C’est ce groupe qui a le plus bénéficié des dernières restaurations, ce qui a permit de revoir érigé en majesté de très grands monolithes avoisinant les 5 mètres de hauteur. En se baladant dans ce groupe, on remarque encore près d’une dizaine de pierres couchées, pierres qui devraient être replantées dans les mois ou les années à venir.
Très proche du groupe de la Vaissière mais séparé par un profond ravin, le groupe de Colobrières est facile à atteindre en une demie-heure de marche. L’intérêt vient surtout du beau menhir de Colobrières haut de près de 4 mètres et planté en haut d’une croupe. Les autres menhirs alentours sont toujours couchés et de taille inférieure.
La carrière de menhirs de Fontpadelle est située au dessus du petit hameau du même nom. Elle a été reconnue voilà plus de 60 ans par le docteur Charles Morel. Une fois sur le site, on remarque au moins 5 belles dalles de granit en position inclinée et prêtes à être descendues vers la Cham des Bondons. Le dénivelé est assez important tout comme la distance entre ce centre d’extraction (entre 800 mètres et 1,200 kilomètre). On notera sur ce site un grand bloc de granit dont il manque un grand morceau à la silhouette caractéristique. En prenant les mesures et la forme du morceau disparu, on se rend ensuite compte que cette pierre a été dressée à l’entrée du hameau de la Vaissière (cette pierre plantée a servi de stèle en l’honneur de deux institutrices mortes il y a bien longtemps dans une tourmente de neige en voulant se rendre à leur poste de travail).
D’autres menhirs existent en ordre dispersé mais ne constituent pas des groupes à part entière car le nombre de pierres qui composent ces ensembles est trop faible. On peut ainsi citer les menhirs du village des Bondons, de la Can d’Issenges, du col de Montmirat, de la Planc, de Cocurés, de Malaval, des Puechs, de Lozerette, de Champ Ferrier, de Mont Vert…
ocdolmen
http://prehist.free.fr/bondons
| thecaptain (2006-08-07) | Thanks for posting this map ocdolmen. It shows so much more than any photographs or words could do.
And I have to say your book was very useful to me when I was visiting the area last year, although I only spent a short day there, as there were terrible thunderstorms move in over the mountains, which made me decide to move on. |
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